Chronique / résumé de la bande dessinée

Blake et Mortimer - Le testament de William S.

FICHE TECHNIQUE

Scénario de Yves Sente
Dessins d'André Juillard
Couleurs de Madeleine Demille
Lettrage de Marie Aumont et Éric Montésinos
Maquette de Philippe Ghielmetti
Editeur : Blake & Mortimer / Studio Jacobs (Dargaud-Lombard s.a.)
Genre : Aventure, Historique, Policier
Album cartonné - 64 pages en couleurs

Date de parution : 25/11/2016

A la mémoire de Ted Benoît... (25 juillet 1947 - 30 septembre 2016)

Résumé

Une fin de soirée d’août 1958, les membres de la Diplomats of London Society se quittent après avoir célébré l’arrivée en poste de leur nouveau confrère allemand. Celui-ci décide de couper au court par le parc pour rentrer chez lui afin de ne pas se faire « sonner les cloches » par sa femme. Mais le parc n’est pas sûr, des bandes de voyous, appelés les « Teddys », rôdent et attaquent le diplomate allemand. Celui-ci résiste et tente de prendre la fuite. Les voyous le rattrapent et le tabasse avant de lui voler son portefeuille et son chapeau. Ensuite, le chef de la bande rejoint un mystérieux Lord dans un club de jazz à la réputation sulfureuse pour lui apporter les fruits de son larcin. Apparemment, ce Lord le renseigne aussi sur les agissements des notables dans le quartier de Notting Hill.

Le capitaine Francis Blake, chef du MI5, et l’inspecteur-chef de Scotland Yard sont convoqués par Sir Isaac Hayward, au siège du Gouvernement de la ville de Londres. Ils sont réunis car l’affaire des attaques devient très grave et une crise diplomatique est évitée de peu suite à l’attaque du nouveau secrétaire de l’ambassade d’Allemagne. Les hauts responsables attendent des résultats rapides.

Ce soir-là, Blake et Mortimer sont invités par Sarah Summertown à assister à la première de la nouvelle mise en scène de la pièce de théâtre du « Marchand de Venise » de William Shakespeare au Royal Albert Hall. Après la pièce, nos amis rencontrent le comte Walter d’Oxford. Lors de cette rencontre, le comte et la romancière, Sarah Summertown, partagent un malaise évident. En réalité, le comte d’Oxford est le chef de file actuel du groupe autoproclamé des « Oxfordiens » qui, depuis près de deux cents ans, prétendent études à l’appui, que William Shakespeare n’a pas existé en tant que dramaturge. Mais Sarah Summertown, de son côté, est la présidente de la William Shakespeare Defenders Society, sa grande rivale, dont le but est, vous l’aurez compris, de promouvoir la pérennité de l’œuvre et de défendre sa paternité !

Le même soir, à Venise, une réception est organisée chez le marquis Stefano Da Spiri, dans le palais familial qui a déjà reçu tant de nobles convives au cours des siècles. Mais un énorme bateau de croisière vient heurter la façade du palais Vénitien, provoquant un véritable petit tremblement de terre. Soudain, douze sons de cloche retentissent dans les profondeurs du palais. Le marquis, accompagné de ses invités, découvrent une pièce secrète dans les caves. Dans cette pièce, se trouve un mannequin enfermé dans une cage vitrée depuis plus de trois cents ans. Déposée près de lui, une mystérieuse lettre, datant de 1632, propose aux « Joueurs de l’Esprit » de découvrir la véritable identité de William Shakespeare. Et ceci à travers un récit historique et en résolvant une série d’énigmes débouchant sur trois clés qui permettront d’ouvrir la cage de verre emprisonnant le mystérieux mannequin. Là, ils pourront avoir accès à la récompense suprême : la pièce inédite du « Maître Double ». Chaque énigme mène à un lieu différent, à une clé, ainsi qu’à la suite du récit qui leur propose une nouvelle énigme. Sur la suggestion de Sir Russel, le marquis décide de faire appel à Sarah Summertown. Le majordome du marquis est chargé de lui apporter les documents inédits en mains propres. Mais la nuit, le marquis est victime d’un voleur qui tente de dérober les précieux documents. Le marquis décide sur le champ d’en réaliser des photocopies.

Le lendemain, le marquis prend congé de ses convives et, comme prévu, envoi son majordome. Sir Russel Winson, comme convenu, appelle le siège de la William Shakespeare Defenders Society pour annoncer l’arrivée imminente du majordome apportant des documents d’une importance primordiale. Mais, pendant ce temps, dans un luxueux hôtel de Venise, un autre invité du marquis, l’Officier De Vere appelle la Loge d’Oxford, à Londres, pour avertir le comte Walter d’Oxford de la découverte. Le comte d’Oxford décide alors de faire appel à quelqu’un sans scrupule et doté d’une culture suffisante pour pouvoir suivre une telle piste : le colonel Olrik ! Pour cela, le comte d’Oxford se rend à la prison de Wandsworth où il a ses entrées et où Olrik est emprisonné. Le comte propose à Olrik de lui acheter son évasion si la mission est menée à bien.

Arrivé à Londres, le majordome du marquis se fait braquer à son tour par des inconnus voyageant dans une puissante voiture américaine. Il se fait ainsi dérober les copies des précieux documents !

Sarah Summertown est mise au courant. Elle va expliquer à nos amis Blake et Mortimer l’origine de la rivalité entre les Stratfordiens et les Oxfordiens ainsi que l’existence d’un document mythique et jamais découvert appelé « Le Testament de William S. ». Il y a longtemps, le premier septembre 1858, un accord a été signé entre les deux loges pour ne plus s’affronter en duel. Lord Sandfield s’engage à cette époque à faire un don de cent mille livres à la première des deux sociétés qui réussira à apporter la preuve ultime et écrite de la paternité réelle de l’œuvre de William Shakespeare. Cette offre est valable cent ans jour pour jour à dater de ce premier septembre à dix-sept heures. Au-delà de ce siècle, l’offre expirera et l’argent reviendra aux héritiers de Lord Sandfield.

Vous avez compris qu’une périlleuse course contre la montre entre des « joueurs » animés d’intentions bien différentes est engagée puisque nous sommes le 29 août 1958 et qu’il est presque minuit ! Le professeur Mortimer va mener l’enquête avec l’aide d’Élisabeth Summertown, la fille de Sarah. Sarah Summertown étant incapable de se déplacer suite à un accident avec sa cheville.

Cette course contre la montre va d’abord mener Élisabeth et Mortimer à Stratford-upon-Avon, dans la Holy Trinity Church, sur la tombe de Shakespeare. En arrivant sur place, ils se rendent compte que le buste de Shakespeare a été vandalisé. Les vandales se déplaçaient dans une puissante voiture américaine… comme les agresseurs du majordome. Ils ont précédés Élisabeth et Mortimer mais ont fait chou blanc ! Cela ramène nos amis au point de départ de cette énigme qui fait allusion à une effigie qui aurait existé au début du XVIIIe siècle. Un autre indice, c’est la mention de la « Sérénissime ». Mortimer est convaincu que c’est à Venise que se trouve la réponse à la première énigme. Ils se rendent donc à Venise, dans le palais du marquis Da Spiri. Nos amis iront ensuite de Venise à Ravenne, avant de revenir à Londres pour une ultime confrontation avec ceux qui tentent d’empêcher qu’éclate la vérité sur le dramaturge le plus célèbre du monde !

Mortimer et Élisabeth parviendront-ils à démêler cette affaire au clair et à trouver les trois clés dans les temps ?

Que vont-ils encore trouver comme obstacles et comme mystères ?

Olrik va-t-il réussir sa mission et sera-t-il libéré de prison ?

Vous saurez tout ceci en lisant l’album « Le Testament de William S. » !

Vous découvrirez également les intentions et les véritables commanditaires des attaques perpétrées par des bandes de voyous sur les notables dans les parcs de Londres.

 


Avis

 

Sente et Juillard ont choisi de creuser le mystère qui tourne autour de l’identité du dramaturge, disparu voici quatre cents ans, pour construire une nouvelle intrigue.

Manuscrit retrouvé, sociétés secrètes antagonistes, course contre la montre dans Venise la « Sérénissime », les ingrédients pour une intrigue alléchante sont réunis.

Ce scénario haletant, est très riche en événements et en rebondissements. Il est assez difficile à résumer simplement tant il est « bavard ». En tous cas, il est très bien ficelé et très élaboré !

Une seconde lecture est préférable afin de bien apprécier et en découvrir les détails qui vous auraient échappés lors de la première lecture.

Le dessin, très ligne clair, est toujours très soigné et rempli de petits détails.

La couleur est assurée par Madeleine DeMille, l’épouse du regretté Ted Benoit (qui avait assuré la première reprise des aventures de Blake et Mortimer avec Jean Van Hamme).

Personnellement, j’ai bien apprécié retrouver les personnages de Jacobs. Et cette histoire, très Jacobsienne se déroulant en partie à Londres (ce qui n’était plus arrivé depuis « La Marque Jaune »), est très prenante et vraiment réussie !

Un très grand Blake et Mortimer signé Yves Sente et André Juillard !

Bref, à lire et à relire si vous appréciez les aventures de ces deux héros très British ! By Jove !

 

Notation de la bande dessinée Le testament de William S.

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LIENS VERS L'ALBUM

 


Blake & Mortimer - tome 24 - Testament de William S. (Le)
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